Tom Volf
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N° 07 MMXVIII Film

Maria by Callas

En 2013, Tom Volf assiste à une représentation au Metropolitan Opera de New York. C’est sa première soirée à l’opéra. En rentrant, il cherche d’autres interprétations sur internet ; Maria Callas surgit. Le choc est tel qu’il passe la nuit à…

N° 07 — MMXVIII Maria by Callas

En 2013, Tom Volf assiste à une représentation au Metropolitan Opera de New York. C’est sa première soirée à l’opéra. En rentrant, il cherche d’autres interprétations sur internet ; Maria Callas surgit. Le choc est tel qu’il passe la nuit à écouter son répertoire. Quatre années de quête s’ensuivront, à travers le monde, pour retrouver ceux qui l’ont connue — proches, collaborateurs, amis — et exhumer des archives gardées depuis des décennies : photos personnelles, lettres, super-8, enregistrements jamais sortis de leurs tiroirs.

De cette matière inédite naît Maria by Callas, un portrait intime construit sans voix d’auteur extérieur : c’est Callas elle-même qui raconte sa vie, à travers ses propres mots, ses lettres, ses interviews. Joyce DiDonato et Fanny Ardant prêtent leurs voix à cette narration. Distribué par Sony Pictures Classics, le film sort dans plus de 50 pays et traverse 16 festivals internationaux, salué par la presse comme la révélation d’une Callas humaine, loin de la légende sculptée par les magazines.

Un documentaire sensible et prenant : la vie de Callas est un roman.
Le Figaro

Notes de mise en scène

Genèse du projet« Je ne connaissais rien à l’art lyrique mais cet opéra m’a donné envie d’en entendre davantage. En rentrant chez moi, j’ai surfé sur internet, cherchant d’autres interprétations de Donizetti et La Callas est sortie. Le choc a été si violent que j’ai passé la nuit à écouter tout son répertoire. J’ai à peu près lu tout ce qui avait été écrit sur elle et, très vite, j’ai rencontré les gens qui l’avaient connue. Mon intuition première était de redonner la parole et remettre La Callas au centre du récit de sa vie, dont la légende est truffée de contre-vérités. Elle a laissé l’image d’une diva capricieuse. C’est ridicule. Son tempérament impétueux souligne bien souvent l’exigence et la perfection d’un travail précis et rigoureux. »

Une matière impressionnante« À chaque rencontre, c’est l’humain qui l’emportait, chacun me révélait un moment, un souvenir et bien souvent l’émotion surgissait. J’assume le côté vérité subjective, le récit, l’évocation. Je me souviens de Robert Sutherland me racontant une répétition avec elle, l’émotion était si tangible, si vibrante que j’ai pu ressentir à quel point cette femme avait une aura, et comment elle continuait d’irradier. À chaque rencontre, la plupart ouvraient leurs tiroirs et sortaient des photos personnelles, des lettres de Maria, des films super-8 pris lors d’une après-midi entre amis, des enregistrements… J’ai regardé tout cela après un an et demi et je me suis rendu compte que la matière était inédite et précieuse. Dans la plupart des documents, Maria se racontait elle-même. »

Un véritable casse-tête« Avec toute cette matière, j’ai voulu privilégier la pellicule car elle capte au mieux la lumière. Puis un travail de numérisation et de restauration colossal a été entrepris pour obtenir une qualité en haute définition. Après avoir travaillé sur l’élément original, j’ai recherché l’harmonie pour toujours mettre en valeur l’archive choisie. La colorisation participe également de cette volonté de retrouver les supports originaux, comme on regarde les photos couleurs de ces soirées-là. Un travail d’orfèvre a été mené pour rendre à la nuance près les couleurs d’origine de l’archive, et rendre l’image plus intime et plus proche pour le spectateur. »

Ils en ont parlé

Le jeune réalisateur parvient à dresser le portrait intime et émouvant d’une icône planétaire.
Paris Match
Elle ne s’est jamais livrée comme ça. Comme si elle nous ouvrait grand ses coulisses, voire sa loge.
Elle

Captations & portraits

Maria by Callas (trailer)
Maria Callas: the exceptional doc
Maria by Callas: director Q&A