Avant Maria Callas, il y eut le Tibet.
Avant Maria Callas, il y eut le Tibet.
En 2014, Tom Volf entreprend seul un voyage de Lhassa à Katmandou — la traversée terrestre de l’Himalaya, hors des sentiers touristiques, qui débouchera sur la série photographique On the road from Tibet to Kathmandu.
La règle qu’il s’impose : ne voyager qu’avec un Rolleiflex de 1958, le même boîtier qu’il utilisera plus tard pour ses portraits de Maria Callas — par coïncidence ou par hommage, l’année est celle du récital parisien.
Aucune image n’est retouchée, aucune n’est numérique, chaque négatif moyen format est tiré à la main. Le résultat est une suite de paysages monastiques, de portraits silencieux et d’horizons himalayens, prise dans la pulsation lente d’une chambre argentique de soixante ans d’âge.


La démarche s’inscrit dans la lignée d’un travail antérieur sur l’Arctique, où Tom Volf avait déjà privilégié le Rolleiflex à toute caméra moderne.
« Je travaillais avec un Rolleiflex 1958 comme seul équipement, et cherchais à offrir un point de vue différent — loin des images haute définition habituelles. Ici, pas de Photoshop, pas de pixels : chaque image est authentique et unique. À travers ces photographies, vous ne voyagez pas seulement à travers les paysages, mais aussi à travers le temps », écrira-t-il dans la préface de l’édition.
Le Tibet devient ce point de cristallisation entre une obsession technique — l’argentique comme résistance — et un goût pour les territoires non documentés.
L’ensemble est publié en livre photographique en édition limitée, et certaines images ont été tirées en grand format pour des expositions privées. La série annonce, par sa lenteur méthodique et son refus de la facilité, la méthode qui présidera plus tard à Maria by Callas : travailler dans la durée, contre l’image médiatique standardisée, en chercheur d’archive plutôt qu’en producteur de contenu.
En 2010, Tom Volf entreprend une traversée terrestre depuis Lhassa, à travers le Tibet et l’Himalaya, jusqu’à Katmandou. Il photographie l’itinéraire au Rolleiflex de 1958, en argentique, sans Photoshop — chaque image est authentique et unique.
Œuvre de jeunesse, antérieure au cycle Maria Callas qui débute en 2013.
Voir le livre : Blurb Books
La série a fait l’objet d’une exposition de photographie argentique à la Galerie Orenda, à Paris, en 2010.